Web analytique et optimisation

Mirroir ! Mirroir ! Dis-moi quelle application est la plus belle !

Dans cette série sur les grands enjeux d’une implantation en Web Analytique (ou plus précisément en analyse comportementale) voici enfin le quatrième volet, tel que promis, sur le choix d’un logiciel. Toujours heureux de faire le paresseux (et occupé à lancer ma pratique de consultation), le temps mis a écrire ce post a fait en sorte que je me suis fait damner le pion par Avinash Kaushik qui a reformulé dans un post très clair sa position déjà exprimée par le passé. Si vous lisez l’anglais, allez plutôt consulter ce qu’il en dit cette semaine.

Quelques points cependant:

  • Il faut se méfier de l’obsession de l’outil. J’ai vu (et vois encore) trop d’organisations croire que l’application fera tout le boulot et que tant qu’on a choisi la bonne,  la question du Web analytique devrait se régler toute seule ! Je ne sais pas pourquoi. J’imagine que c’est humain et qu’il est normal de focaliser autant sur les outils et si peu sur leur “opérationalisation” au sein de l’organisation. Peut-être parce que c’est plus facile à concevoir. Un outil a des fonctionnalités, elles se démontrent, etc., alors que tergiverser sur les questions de ressources humaines, de processus, d’indicateurs de performance est tellement moins sexy.
  • Il vaut mieux commencer petit, c’est-à-dire aller vers une implantation rapide d’un outil très bon marché, voire gratuit, si on n’a pas au préalable répondu à plusieurs questions fondamentales. Comme le recommande justement Avinash, il est important de se mettre au travail et de se “salir les mains” comme le veut l’expression américaine. Par contre, on se rendra compte que ces outils ont beaucoup de limites et que seules les solutions payantes offrent le degré de flexibilité et de sophistication nécessaire au vrai travail en profondeur.
  • Il faut bien se connaître, tant du point de vue organisationnel que de celui des enjeux d’affaires. Une application ne sert qu’à produire l’information qui permettra à un analyste de déterminer si oui ou non ces enjeux, cette stratégie, ces objectifs sont atteints ou non. Pas plus. Elle ne vous dira jamais quoi faire; cela serait trop facile (et vous n’auriez plus de boulot !)

Est-ce à dire qu’il y a UN outil qui est le meilleur, le mieux adapté à votre organisation ? Non, évidemment.

Que vaut un Visual Sciences, d’une classe à part (si ce n’est par le prix!) si on n’a pas les ressources intellectuelles et techniques pour vraiment l’exploiter ? Que vaut l’installation de Google Analytics, gratuit, si on n’y accorde aucun intérêt vraiment sérieux par la suite ?

Je sais vous auriez aimé un beau tableau attribuant des scores à plus d’une trentaine de produits. Et moi le premier je serais bien curieux d’en voir un. Mais que voulez-vous, les discussions sur les applications de Web analytique m’ennuient profondément.

Parlons donc moins marteau et plus construction…

 

Tags: application+de+web+analytique, , , , xiti, visual+sciences, , unica

Une réponse à “Mirroir ! Mirroir ! Dis-moi quelle application est la plus belle !”

  1. Avinash Kaushik 30 avril 2007 à 23 h 36 min #

    Ok so Bablefish does not do the greatest jobs of translation but it is good enough to understand the core message. :)

    This is a great post. I especially like this:

    Que vaut un Visual Sciences, d’une classe à part (si ce n’est par le prix!) si on n’a pas les ressources intellectuelles et techniques pour vraiment l’exploiter ? Que vaut l’installation de Google Analytics, gratuit, si on n’y accorde aucun intérêt vraiment sérieux par la suite ?

    I could not agree more! :)

    -Avinash.

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